Le temps se dégradait au fur et à mesure qu’on s’approchait de Dunedin, la ville écossaise de Nouvelle Zélande.
Lorsqu’on est arrivé aux Moeraki Boulders (à 74 km au nord de Dunedin), le temps s’annonçait tellement optimalement mauvais que nous avons d’abord mangé à l’intérieur du van, en espérant que les rafales de vent et de pluies se calment. Espoirs déchus, nous sommes quand même sortis pour aller visiter ces fameuses énormes sphères naturelles de… euh de quoi déjà? :-), plantées dans le sable. 5 mn de marche mais 10 précautions valent mieux qu’une pour ne surtout pas tomber malade lors de notre périple aux allures de safari. On s’est équipé tel des bonhommes Michelin partant pour une expédition en Antarctique. Bon, il faisait vraiment un temps de merde n’empêche ! On a mit au-dessus de nos collants, jean, 2 pulls et manteaux, nos supers équipements de pantalon/anorak anti-pluie from Warehouse. Pour raviver vos mémoires, ce sont les supers vêtements anti-pluie avec lesquels on est plus trempés à l’intérieur qu’à l’extérieur. On a bien sûr ajouté, gants, bonnets tirés au max, le tout imbriqué l’un dans l’autre, bref 30 mn de préparation pour 5 mn de ballade, rentable non ? On a pu profiter zenement, et chaudement c’est le moins qu’on puisse dire, de nos boulles de sédiments à travers les rafales qui nous empêchaient de regarder devant nous :-). Trêve de plaisanterie j’ai même été fouttu capable d’avoir le vertige en montant dessus, ce n’est pas drôle (MDR) ! Pour info, il faut absolument faire attention aux marées sinon faut avoir le courage de se tremper les jambes ;-).
Arrivés à Dunedin qui a effectivement un certain charme sous la pluie, cela nous a fait le même effet agora phobique que dans toutes les autres villes : vite qu’on passe au centre d’information, qu’on en finisse et qu’on se casse visiter nos endroits perdus. On a alors pris la route sinueuse et étroite à fond la caisse vers Otago Peninsula pour aller faire un coucou aux Albatros Royal, aux pingouins et aux otaries, rien que ça ;-). C’est tellement incroyable de les trouver tous au même endroit et si accessible, c’est évidemment touristiquement exploité à fond. Donc cela coûte une fortune pour aller voir en groupe ces animaux en conditions naturelles mais sur des terres privés. Comme ce n’est pas notre genre, on a tenté le coup :
- Pour les Albatros, vaut mieux payer :-). On a essayé de passer à travers tous les grillages qu’on a vu, de se fondre dans un groupe l’air de rien… ça ne marche pas. Et de loin en plein vol, ces oiseaux géants ne semblent pas différents des autres. La bonne nouvelle est qu’ils sont très bien protégés.
- Pour les otaries, on les repère à l’odeur ! Il y en a plein si on sait se montrer persévérant car de loin on ne les distingue pratiquement pas des rochers. L’endroit pour les voir en masse se situe au phare au bout de la Péninsule qui abrite les Albatros, sur un côté de la falaise assez discret. Pour les voir de près un par un, il faut partir en expédition sur les plages. Mais ils sont un peu partout alors ne vous cassez pas trop la tête, vous en verrez et les entendrez râler obligatoirement à un moment ou un autre. Il y a des périodes de l’année plus ou moins favorables mais ils sont quand même là.
- Pour les pingouins en revanche, il faut faire preuve de grande détermination et de feeling super développé ou alors avoir un PHD pingouins (sérieux ça existe, notre coloc par la suite par exemple).
Il était 18h, heure parfaite en plus puisque les manchots rentrent de leur journée de pêche à ce créneau là. Je n’avais que le nom de la
plage, Sandflies Beach, et une carte très peu détaillée. En empruntant les pistes à l’aveuglette à travers la partie sauvage de la péninsule, on a réussi à trouver le
départ de la ballade du même nom que la plage, en haut d’une falaise incroyable. Nous sommes partis en ballade à 18h30 sans savoir où le chemin menait réellement et surtout pour combien de temps.
Après 1h de marche sensationnelle le long de la falaise, nous avons fait demi-tour vers le point de départ puisque malgré la beauté des paysages nous allions à contre sens.
De retour au van vers 19h30 nous avons décidé de tenter le tout pour le tout, et de commencer à descendre une IMMENSE dune de sable. C’était d’autant plus une très moyenne idée que je rappelle
les conditions climatiques : rafales de vent et de pluie assez violentes. Le ciel fantasmagorique avec de fabuleux raies de lumières, vous savez ceux qui donnent l’impression que la main de
Dieux pointe vers le sol, commençait à s’assombrir sérieusement et nous n’avions pas de torche. Notre détermination a dépassé la raison et on s’est mis à tracer comme des tarés à travers les
dunes. De toute façon le vent avec le sable rendait la marche insoutenable, donc la seule solution était de les descendre en courant. Nous étions un peu inquiets pour le retour mais bon,
incroyable sensation de bonheur de dévaler un mur de sable! :-) Arrivés au bord de la plage, nous sommes tombés directement sur
des lions de mer et 1 pingouin. Franchement l’émotion est telle qu’elle vaut tous les murs franchit par un tel temps de merde ! Quoique sur le retour nous n’étions pas si fier… Bref nous ne
sommes pas restés très longtemps car il faisait presque nuit et fallait se retaper la montée… Le temps de prendre des photos ratées du pingouin et de le filmer en très basse def, nous avons
entamé notre longue et très pénible ascension, vrai moment de solitude et d’acharnement mental.
Au van tous les objectifs étaient atteints mais nous étions frigorifiés (cette fois nous n’avions pas pris beaucoup de précautions vestimentaires, logique non ?) et au-delà de l’épuisement.
Nous n’étions plus capable de préparer autre chose que des noddles, pâtes chinoises précuites (plat prêt en 2 mn, privilégié des plus fainéants) sans plus d’accompagnement que la soy sauce.
Connaissant mes exigences culinaires c’est dire comment j’étais à bout car j’ai trouvé le repas excellentissime. Nous avions épuisé toutes nos ressources de courage et de force, nous sommes alors
restés en haut de cette falaise pour la nuit alors que les rafales s’étaient transformées en tempête. Le véhicule tanguait violemment, franchement de nous deux seul Stef était confiant. J’ai
cauchemardé toute la nuit que le vent nous retournait et nous poussait en dehors de la falaise… C’était une nuit houleuse mais quel bonheur de se réveiller avec une telle vue !!!!!!!! Je
pense que c’est ce matin là qui nous a définitivement converti au routardisme en van.
Au programme de la journée, les Catlins jusqu’à Invercargill si possible (la ville tout au Sud de la Nouvelle-Zélande). On a commencé à emprunter les pistes longeant la côte sur 100 km. Il faisait légèrement meilleur mais finalement l’endroit ne serait pas aussi incroyable sous un ciel bleu. Nous sommes évidemment aller à Nugget Point voir les colonies d’otaries, l’endroit est simplement magique. C’est là qu'on a croisé Jackhole, l’endroit d’où lequel nous ne sommes jamais allés plus loin dans les Catlins et qui a fatalement changé le cours de notre aventure…







1984 - George Orwell
Cause Celeb' - Helen Fielding
Ensemble c'est tout - Anna Gavalda
Eternity Express - Jean-Michel Truong
Le diable s'habille en Prada - Lauren Weisberger
Stupeur et tremblements - Amélie Nothomb
Une vie merveilleuse - Laurie Colwin

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